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Les difficultés de la politique ukrainienne face à la guerre dans la bande de Gaza

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Par Oleksandr Bulin
15 février 2024

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Points clés

  • Conséquences diplomatiques imprévues : le soutien de l’Ukraine à Israël a eu des répercussions inattendues sur ses relations avec les nations arabes et sur sa position dans le Sud global. Cette posture diplomatique a mis à rude épreuve les relations auparavant équilibrées de l’Ukraine au Moyen-Orient et a remis en cause ses stratégies géopolitiques.
  • Échec à modifier la neutralité d’Israël dans la guerre russo-ukrainienne : malgré les efforts de l’Ukraine, la stratégie visant à renforcer les liens avec Israël et à infléchir sa position neutre sur la guerre russo-ukrainienne a échoué. La relation stratégique d’Israël avec la Russie est restée une priorité, soulignant la nature complexe des relations internationales.
  • Détérioration des relations avec des États arabes clés : le soutien unilatéral de l’Ukraine à Israël a entraîné un refroidissement des relations avec d’importants partenaires arabes, dont le Qatar, médiateur clé dans la guerre russo-ukrainienne et partenaire important de l’Ukraine au Moyen-Orient.
  • Réévaluation de la position de l’Ukraine : l’Ukraine doit réévaluer sa politique étrangère, notamment en maintenant une approche équilibrée du conflit israélo-palestinien. Cela impliquerait de reconnaître l’importance de cette question pour le monde arabe et le Sud global.
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L’attaque terroriste du Hamas et la guerre qui a suivi dans la bande de Gaza ont entraîné des niveaux de soutien à Israël sans précédent dans le monde. L’Ukraine figurait parmi les États ayant activement soutenu Israël au début de l’escalade. Cependant, les développements ultérieurs ont montré que cette politique était un échec et qu’elle ne nuisait qu’aux intérêts ukrainiens.

Le point de vue ukrainien sur le conflit israélo-palestinien

Depuis la déclaration d’indépendance de l’Ukraine, des liens étroits se sont développés entre les États sur le plan culturel. Dans les années 1990, lors de la grande alya depuis l’espace post-soviétique, de nombreux Juifs ont quitté l’Ukraine pour Israël. Aujourd’hui, plus de 500 mille personnes originaires d’Ukraine vivent en Israël et, parmi elles, environ 35 mille appartiennent à des familles mixtes et sont considérées comme des Ukrainiens de souche.

Après le début de l’agression russe contre l’Ukraine en 2014, un discours sur les similitudes entre l’Ukraine et Israël, en tant que « forteresses assiégées » combattant un ennemi plus puissant, est devenu populaire. Israël est devenu le modèle d’un pays pour lequel une menace de guerre permanente n’empêche pas de mener des réformes et de se développer. Par exemple, en 2019, lors de son discours d’investiture, le président Volodymyr Zelenskyi a déclaré que les Ukrainiens « doivent devenir les Israéliens dans la défense de leur terre natale ».

De tels liens relatifs, associés au concept d’un État puissant et très développé capable de se défendre contre un ennemi plus puissant, sont devenus un excellent exemple pour de nombreux Ukrainiens.

Tout en exprimant généralement son soutien à Israël, l’Ukraine adhère officiellement à la position de « deux États pour deux peuples » et entretient des relations diplomatiques avec l’Autorité nationale palestinienne. Même après le début de la guerre actuelle dans la bande de Gaza, l’Ukraine a continué d’adhérer à cette position. Ainsi, le 12 novembre 2023, l’Ukraine a soutenu une résolution de l’ONU reconnaissant comme illégales les colonies israéliennes en Cisjordanie. En décembre, le président Zelenskyi a déclaré : « L’Ukraine reconnaît à la fois le peuple indépendant d’Israël et le peuple indépendant de Palestine. »

Cette politique peut s’expliquer par le désir de l’Ukraine de ne pas détériorer ses relations avec les États arabes et d’autres pays du Sud global (pour lesquels le conflit israélo-palestinien est devenu un important enjeu d’autodétermination). En outre, l’Ukraine ne soutient pas l’expansion ni l’occupation israéliennes puisqu’elle est elle-même victime de l’expansion russe.

Le soutien ukrainien à Israël après l’attaque menée par le Hamas

Après l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, l’Ukraine a apporté son soutien à Israël. Selon une enquête d’opinion publique de l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS), 69 % des Ukrainiens éprouvaient de la sympathie pour Israël, tandis que seuls 1 % en éprouvaient pour la Palestine. 18 % ont déclaré éprouver de la sympathie pour les deux parties, et 12 % ont indiqué qu’il leur était difficile de répondre.

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Un drapeau national israélien est visible sur un écran dans un centre commercial en soutien à Israël à Kyiv le 8 octobre

Les actions des terroristes du Hamas, qui ont tué environ 700 civils et pris des centaines d’autres en otage, ont été comparées aux actions de l’armée russe en Ukraine. Ainsi, dans son discours devant l’Assemblée parlementaire de l’OTAN à Copenhague le 9 octobre, le président Zelenskyi a établi un parallèle entre l’attaque du Hamas et Boutcha, une ville de l’oblast de Kyiv devenue un symbole mondialement connu de la brutalité de l’armée russe envers les civils. Le 11 octobre à Bruxelles, Zelenskyi a appelé les dirigeants de tous les pays à se rendre en Israël. Dans le même temps, des informations sont apparues au sujet de sa prochaine visite en Israël.

Le gouvernement ukrainien a adopté une position active dans l’expression de son soutien à Israël pour plusieurs raisons.

Premièrement, en raison du discours populaire précédemment évoqué sur les similitudes entre l’Ukraine et Israël. Après l’attaque du Hamas, les autorités ukrainiennes ont continué à y recourir, comparant les actions du Hamas à celles de la Russie et affirmant qu’Israël et l’Ukraine luttent ensemble contre le terrorisme.

Deuxièmement, l’Ukraine cherchait à améliorer ses relations avec Israël dans le contexte de la lutte contre l’agression russe. Israël adopte une position de relative neutralité concernant la guerre en Ukraine. Israël n’a imposé aucune sanction à la Russie depuis 2014 et n’a fourni à l’Ukraine aucune arme létale, que celle-ci a demandées à plusieurs reprises.

Troisièmement, l’Ukraine espérait utiliser le niveau de soutien sans précédent à Israël parmi les pays occidentaux pour attirer l’attention sur sa guerre. Les derniers mois ont été marqués par une baisse de l’attention mondiale portée à la guerre russo-ukrainienne et par une diminution de l’aide occidentale à l’Ukraine. En outre, la guerre dans la bande de Gaza a remplacé la guerre en Ukraine en tant que conflit le plus pressant. Par conséquent, en réunissant les guerres de l’Ukraine et d’Israël sous l’égide de la lutte contre l’axe du mal constitué par la Russie et l’Iran, et du combat de la civilisation contre la barbarie, les autorités ukrainiennes tentent d’attirer à leurs côtés une partie du soutien apporté à Israël après l’attaque du Hamas.

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Néanmoins, ces actions n’ont pas conduit au résultat souhaité.

Échec du renforcement des relations ukraino-israéliennes

Les efforts de l’Ukraine pour encourager Israël à modifier sa position neutre en faveur de l’Ukraine ont échoué. Malgré le soutien exprimé par les dirigeants ukrainiens et les déclarations selon lesquelles l’Ukraine vise à s’établir comme un allié d’Israël, les relations avec la Russie restent stratégiquement importantes pour Israël.

À première vue, la Russie a adopté une position anti-israélienne : elle coopère activement avec l’Iran, mène des négociations avec les dirigeants du Hamas à Moscou, condamne les attaques des pays occidentaux contre les Houthis yéménites, malgré leurs tirs contre Israël et leurs attaques contre des navires civils, etc.

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Moussa Abou Marzouk vu rencontrant
le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en 2017

Dans le même temps, les relations russo-israéliennes continuent de se maintenir à un niveau élevé. Poutine s’est entretenu deux fois par téléphone avec Netanyahou depuis le 7 octobre (par exemple, Zelenskyi n’a passé qu’un seul appel).

La Russie est l’un des principaux acteurs de la région. Elle est l’alliée des principaux adversaires d’Israël, l’Iran et la Syrie. Par conséquent, les relations avec la Russie sont stratégiquement importantes pour Israël.

Il existe une opinion généralement admise sur le prétendu consensus russo-israélien concernant la Syrie. Israël et la Russie entretiennent des relations étroites, et cette dernière, dont les forces militaires sont présentes en Syrie, n’empêche pas les frappes israéliennes contre les forces armées de Bachar el-Assad et les groupes supplétifs iraniens.

Malgré l’intensification de la coopération militaire entre la Russie et l’Iran, démontrée par l’acquisition d’avions et d’hélicoptères militaires russes, Israël cherche à empêcher un rapprochement accru entre Moscou et Téhéran. Cela est particulièrement évident dans les efforts d’Israël pour empêcher la Russie de soutenir ouvertement l’Iran lors d’événements tels qu’une éventuelle frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.

Malgré les espoirs des Ukrainiens, il est peu probable que la politique israélienne change en faveur de l’envoi d’armes létales ou de systèmes de défense aérienne à l’Ukraine. Netanyahou a précédemment déclaré que l’une des raisons de cette politique était la crainte que les armes israéliennes soient saisies par la Russie et transmises à l’Iran et à la Syrie. Étant donné que le transfert par la Russie d’armes d’infanterie capturées a été confirmé par les services de renseignement ukrainiens, il est peu probable qu’Israël prenne le risque que ses armes se retrouvent entre les mains de ses ennemis.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyi
(à gauche) serre la main du Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahou en marge de l’
Assemblée générale de l’ONU à New York le
19 septembre

Malgré le souhait du président Zelenskyi de se rendre en Israël et de nombreux rapports sur cette prochaine visite, celle-ci n’a jamais eu lieu. Dans le même temps, plusieurs dirigeants occidentaux — Biden, Sunak, Macron, Scholz, le Premier ministre tchèque Fiala, le chancelier autrichien Nemacher et les dirigeants des institutions européennes — se sont rendus en Israël. En décembre, Zelenskyi a déclaré vouloir effectuer une visite, mais apparemment ses collègues israéliens avaient d’autres priorités. Cela démontre qu’Israël ne donne pas la priorité au développement de ses relations avec l’Ukraine.

Bien qu’il y ait eu certains développements positifs (par exemple, pour la première fois en janvier 2024, un représentant israélien a participé à une réunion sur la « formule de paix » ukrainienne à Davos), on peut affirmer que le souhait de l’Ukraine de renforcer ses relations avec Israël en faisant appel à la lutte contre le terrorisme de l’alliance russo-israélienne a échoué.

Malgré la détérioration des relations russo-israéliennes, qui ont atteint leur point le plus bas ces dernières années, elles restent solides, et un changement significatif de la politique israélienne concernant la guerre en Ukraine est peu probable.

Gel des relations ukraino-arabes

Après le début de l’invasion russe à grande échelle, les États arabes ont, pour la plupart, cherché à adopter une position neutre et à coopérer à la fois avec l’Ukraine et la Russie. Les États arabes continuent de soutenir officiellement l’intégrité territoriale de l’Ukraine, seul le gouvernement syrien de Bachar el-Assad ayant reconnu l’annexion de territoires ukrainiens. Dans le même temps, malgré les appels de l’Ukraine, les membres du cartel pétrolier OPEP+ ont réduit à plusieurs reprises la production de pétrole, faisant ainsi augmenter son prix et contribuant à renforcer l’économie russe. Quant à l’Égypte, les médias ont fait état d’une possible vente d’obus à la Russie.

Après une période de neutralité, l’année 2023 a commencé par une avancée positive dans les relations ukraino-arabes. En février 2023, le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite s’est rendu en Ukraine et a annoncé la fourniture d’une aide à l’Ukraine d’une valeur de 400 millions de dollars (300 millions de dollars en produits pétroliers et 100 millions de dollars d’aide humanitaire). Les Émirats arabes unis ont également accru leur aide humanitaire.

En mai, le président Zelenskyi est intervenu en tant qu’invité au sommet de la Ligue arabe à Djeddah, en Arabie saoudite. En outre, les 5 et 6 août, la deuxième réunion concernant la « formule de paix » de Zelenskyi s’y est tenue.

Toutefois, après le 7 octobre et les déclarations unilatérales du président Zelenskyi et du ministère des Affaires étrangères d’Ukraine sur le « soutien au droit d’Israël de se défendre et de défendre son peuple », les relations entre l’Ukraine et les gouvernements arabes se sont refroidies. L’absence de représentants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et de Bahreïn à la troisième réunion sur la « formule de paix », les 28 et 29 octobre à Malte, en est un exemple.

Les relations entre l’Ukraine et le Qatar méritent une mention distincte. Le Qatar est le partenaire le plus important de l’Ukraine au Moyen-Orient. Il joue un rôle de médiateur important dans la guerre russo-ukrainienne, aidant l’Ukraine à obtenir le retour des prisonniers de guerre et des enfants illégalement déportés par la Russie. Le Qatar, deuxième producteur mondial de gaz liquéfié après les États-Unis, augmente progressivement sa production afin de remplacer la Russie comme source d’approvisionnement en gaz de l’Europe. Dans ce cas, les intérêts ukrainiens et qataris coïncident.

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Le Qatar a négocié un accord pour réunir quatre enfants ukrainiens avec leurs familles après qu’ils ont été séparés de leurs parents en Russie pendant l’invasion à grande échelle du pays. Sergei Chuzavkov/AFP/Getty Images

Dans le même temps, le Qatar est le deuxième État partenaire le plus important (après l’Iran) du Hamas. Il est également un médiateur important dans le conflit israélo-palestinien. La politique étrangère qatarie au Moyen-Orient se caractérise par son soutien aux organisations militantes islamistes tout en jouant simultanément un rôle de médiateur dans les conflits.

Ainsi, la poursuite par l’Ukraine d’un tel soutien unilatéral à Israël pourrait compromettre la coopération avec Doha, qui revêt une importance stratégique pour Kyiv.

L’Ukraine a ensuite dû ajuster sa position et mettre davantage l’accent sur la nécessité pour les deux parties de respecter les règles de la guerre et le droit international, ainsi que sur le fait que l’Ukraine reconnaît à la fois le peuple israélien et le peuple palestinien.

Bien qu’il semble que le gel des relations arabo-ukrainiennes soit passé et que la coopération active se poursuive en 2024, l’incapacité de l’Ukraine à adopter à temps une politique équilibrée pourrait conduire à de nouvelles crises à l’avenir.

Le sort de l’agenda commun Ukraine-Israël

L’attaque du Hamas et la guerre qui a suivi ont éclipsé la guerre en Ukraine en tant qu’événement géopolitique majeur. Cela a menacé d’entraîner une possible réorientation de l’aide occidentale de l’Ukraine vers Israël. Les autorités ukrainiennes ont donc tenté de réunir les guerres en Ukraine et dans la bande de Gaza en un récit unique de la lutte contre l’axe du mal russo-iranien. Toutefois, cette présentation n’a pas contribué à accroître l’aide à l’Ukraine.

Les derniers mois de 2023 ont été marqués par une diminution de l’aide des partenaires occidentaux à ses niveaux les plus bas depuis le début de l’invasion à grande échelle. Dans le même temps, il a été révélé que les obus qui devaient être transférés à l’Ukraine avaient été livrés à Israël à la place.

L’Ukraine a réalisé certains progrès aux États-Unis, où l’administration Biden a proposé des dépenses supplémentaires d’aide à l’Ukraine, à Israël, aux pays de la région indo-pacifique et pour la protection de la frontière sud des États-Unis.

Ce paquet n’a pas encore été adopté pour diverses raisons. Entre autres choses, il est devenu évident que les républicains sont plus susceptibles de voter pour l’aide à Israël que pour l’aide à l’Ukraine. Par exemple, le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a dévoilé le 30 octobre un plan d’aide distinct pour Israël qui n’inclut pas l’Ukraine. La Maison-Blanche a annoncé que le président Biden opposerait son veto au projet de loi s’il était adopté.

Cette situation démontre que, si les républicains remportent les élections présidentielles et législatives de l’automne, les États-Unis préféreraient se concentrer sur le soutien à Israël plutôt qu’à l’Ukraine. Les raisons en sont le puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, particulièrement fort au sein du Parti républicain, ainsi que la « fatigue » liée à la guerre en Ukraine, devenue de plus en plus positionnelle ces derniers mois.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accueilli par
des dignitaires saoudiens à son arrivée à Djeddah pour le
32e sommet de la Ligue arabe organisé par le
Royaume. (SPA)

N’ayant pas réussi à obtenir des résultats significatifs dans l’agenda médiatique en Occident, l’Ukraine a affaibli sa position dans les pays du prétendu Sud global. Après le début de l’invasion à grande échelle, l’incapacité de l’Ukraine à rallier le Sud global est devenue apparente. La question palestinienne étant devenue l’un des facteurs essentiels de l’autodétermination des pays de cette partie du monde, le soutien à Israël de l’Ukraine et des partenaires occidentaux de l’Ukraine affaiblit encore davantage les positions ukrainiennes dans le Sud global.

Un récit a émergé selon lequel l’Occident fait preuve d’hypocrisie en prêtant attention aux souffrances des civils ukrainiens tout en fermant les yeux sur les mêmes souffrances des Palestiniens. La propagande russe utilise activement la guerre à Gaza et le soutien d’Israël par les pays occidentaux à ses propres fins. Israël est principalement perçu dans le Sud global comme un occupant. Par conséquent, les efforts de l’Ukraine pour s’identifier à Israël ont assurément nui à sa position dans la région.

On peut affirmer que les tentatives ukrainiennes de créer un récit international unique autour de l’Ukraine et d’Israël n’ont pas obtenu de résultats significatifs dans les pays occidentaux et ont nui aux relations de l’Ukraine avec les pays du Sud global.

Conclusions

Après le début d’un nouveau tournant du conflit israélo-palestinien, l’Ukraine a soutenu Israël en poursuivant plusieurs de ses objectifs. Cette politique peut dans l’ensemble être qualifiée d’échec : elle n’a pas apporté le résultat souhaité, a mis en pause des relations stratégiquement importantes avec les États arabes et a donné une occasion à la propagande russe. Par conséquent, Kyiv a dû récemment ajuster sa position dans un sens plus modéré.

À l’avenir, les responsables politiques et les diplomates ukrainiens devraient accorder davantage d’attention aux relations stratégiquement importantes entre Israël et la Russie, ainsi qu’à l’importance de la question palestinienne pour le monde arabe et l’ensemble du Sud global.

Ce n’est qu’en élaborant une politique équilibrée à l’égard du conflit israélo-palestinien que la politique étrangère ukrainienne pourra obtenir des résultats positifs.


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Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l'original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.