Le TDC présente sa recherche sur « Le rôle de la Russie dans l’ordre mondial d’après-guerre » lors d’un événement

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mai 14, 2025

Le 13 mai 2025, le Transatlantic Dialogue Center a fièrement présenté les principales conclusions de sa recherche sur « Le rôle de la Russie dans l’ordre mondial d’après-guerre.» Cette présentation a ouvert une discussion essentielle avec des experts de premier plan sur les défis complexes et les dilemmes stratégiques posés par la Russie dans un paysage mondial en évolution. Notre recherche a examiné à quoi pourrait ressembler la Russie d’après-guerre et comment l’Ukraine et l’Occident devraient s’y préparer. Les conclusions, présentées par Daryna Sydorenko, directrice de la recherche du TDC, indiquent que la Russie d’après-guerre est susceptible de rester agressive, indépendamment de l’issue des combats, en raison de son idéologie profondément ancrée, de la promotion d’un nationalisme agressif et du refus de la société de faire des compromis. En outre, l’économie militarisée de la Russie alimente cette agressivité, ce qui rend indispensables des sanctions continues et rigoureusement appliquées.  

À la suite de la présentation de nos principales conclusions, nos éminents intervenants ont livré leurs analyses approfondies :

Dre Maria Domańska, chercheuse principale au Centre d’études orientales (OSW), basé à Varsovie : La Dre Domańska a affirmé que, sous le poutinisme, la guerre est tragiquement devenue une « condition naturelle de l’État russe », servant d’outil pour garantir la légitimité politique intérieure d’un régime incapable de générer une croissance économique durable. La Dre Domańska a souligné que Poutine s’est fait l’otage de la guerre, ayant trop investi dans l’idée d’une victoire russe définitive. Elle a établi une comparaison frappante, estimant que la Russie contemporaine ressemble davantage à l’Allemagne nazie qu’à l’Union soviétique en raison de son revanchisme, de son militarisme et de l’absence d’un « vaccin antiguerre » dans la conscience collective. À la différence de l’Union soviétique, la Russie est une dictature personnalisée, dépourvue de contre-pouvoirs institutionnels face à la volonté arbitraire du dirigeant. La Dre Domańska a conclu que la Russie demeurera une menace existentielle pour l’Europe tant qu’elle restera autoritaire et impériale, et que toute future normalisation des relations avec l’Occident devra être subordonnée non seulement au respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et au versement de réparations, mais aussi, et surtout, à une libéralisation intérieure de la Russie, notamment à la libération des prisonniers politiques et à la tenue d’élections véritablement concurrentielles.  

Cover image for: TDC Presents Research on “Russia’s Role in the Post-War World Order” at the Event

Juraj Majcin, analyste des politiques publiques au European Policy Center à Bruxelles : M. Majcin a constaté qu’à Bruxelles, on prend de plus en plus conscience que la Russie demeurera une menace existentielle pour l’Europe. Il a toutefois averti que l’approche actuelle de l’Europe est souvent trop réactive et a plaidé pour une stratégie plus proactive fondée sur l’endiguement de la Russie. Selon M. Majcin, une part importante de cette stratégie doit reposer sur une forte dissuasion, même s’il a relevé le défi que pose l’économie de guerre russe, dont la production dépasse celle de l’Occident pour certains équipements militaires. Il a souligné l’importance de soutenir les pays partenaires de l’UE tels que la Moldavie et la Géorgie, et de veiller à ce que la démocratie prospère en Ukraine. M. Majcin a également présenté comme un défi majeur les divergences dans la perception des menaces en Europe, insistant sur la nécessité de rapprocher ces points de vue et de convaincre les citoyens qu’il faut consentir à des sacrifices en faveur de la sécurité collective, en s’inspirant éventuellement des modèles nordiques de participation de la société. Il a également évoqué les difficultés propres à la prise de décision au sein de l’UE, notamment celle d’obtenir l’unité sur les sanctions lorsque certains États membres agissent comme des « chevaux de Troie ».  

Michael DiCianna, chercheur associé au Center for Intermarium Studies de l’Institute of World Politics : M. DiCianna a présenté une perspective américaine, notant que les efforts de normalisation des relations avec la Russie constituent un thème récurrent sous plusieurs administrations américaines, y compris lors du premier mandat de Trump. Selon lui, certains signes montrent que Donald Trump commence à comprendre que le Poutine de 2025 n’est pas le même dirigeant que celui avec lequel il avait eu affaire auparavant. M. DiCianna a souligné que l’administration Trump tend à considérer la puissance et les alliances américaines, y compris l’OTAN, principalement sous l’angle de l’économie et du commerce plutôt qu’en termes purement militaro-stratégiques. Les critiques adressées aux membres de l’OTAN tiennent souvent au non-respect des objectifs de dépenses de défense, considéré comme un problème économique. Il s’est dit préoccupé par le possible échec de la dissuasion conventionnelle face à la Russie, Moscou pouvant estimer être déjà en guerre avec l’OTAN, et pas seulement avec l’Ukraine. M. DiCianna a estimé que, si elle perçoit des fissures dans la détermination occidentale, la Russie pourrait avoir dépassé le stade où une démonstration de force peut encore la dissuader, ce qui pourrait l’amener à « jeter les dés de fer » et à mettre l’OTAN à l’épreuve. Il a appelé à ne plus se contenter de discuter de la dissuasion, mais à élaborer des plans de guerre plus sérieux, et a exhorté les démocraties libérales occidentales à reconnaître que la Russie n’est pas seulement un adversaire ou un concurrent, mais un « ennemi ».

Nous adressons nos sincères remerciements à nos éminents intervenants pour leurs précieuses analyses ainsi qu’à notre public engagé pour ses questions pertinentes. Cette discussion a souligné le besoin essentiel de poursuivre le dialogue, de renforcer la préparation et d’adopter des stratégies lucides pour faire face aux complexités de l’ordre mondial d’après-guerre.

Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l’original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.