Revue des dernières infox russes

Clock Icon 3 min de lecture
avril 7, 2022

Sommaire

Manipulation : l’Ukraine entrave l’échange de prisonniers de guerre

M. Mizintsev, chef du Centre national de gestion de la défense de la Fédération de Russie, a déclaré à des journalistes russes que les autorités de Kyiv auraient fait échouer l’échange de prisonniers de guerre. Il a également affirmé que la partie ukrainienne rejetait les propositions russes sans explication.

Sommaire

En réalité, cette affirmation est fausse. Le problème tient au fait que la partie russe fixe les conditions suivantes pour l’échange de prisonniers : militaires contre militaires, civils contre civils. L’échange de militaires contre des civils est interdit par la Convention de Genève. La Fédération de Russie viole donc les normes du droit international humanitaire.

En outre, l’Ukraine n’a pas capturé de civils russes. En revanche, la capture de civils ukrainiens est attestée presque depuis les premiers jours de la guerre. Les Russes retiennent en otage non seulement des militaires, mais aussi de nombreux civils ukrainiens : maires, journalistes, bénévoles, membres du clergé et travailleurs ordinaires qui n’ont jamais pris les armes.

La vice-Première ministre ukrainienne Iryna Vereshchuk a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à unir leurs efforts pour obtenir la libération des civils ukrainiens, estimant que c’était la seule issue. Selon la responsable, l’Ukraine détient actuellement environ 600 prisonniers de guerre russes, destinés à être échangés contre des Ukrainiens.

Infox : le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, reconnaît que le rouble russe résiste bien aux sanctions imposées à Moscou.

Les médias russes diffusent massivement des récits trompeurs affirmant que Borrell aurait confirmé que le rouble s’était montré fort et stable face aux sanctions. Ces mêmes médias, dont Komsomolskaya Pravda, affirment que Borrell a rappelé que le président russe Vladimir Poutine avait auparavant signé un décret sur le commerce du gaz avec les pays hostiles, obligeant ces États à payer le gaz en roubles, en précisant qu’une telle mesure visait à soutenir la monnaie russe.

En réalité, le haut représentant de l’UE, Josep Borrell, n’a jamais tenu de tels propos. J. Borrell a bien évoqué l’économie russe à l’antenne de la radio espagnole COPE, mais le diplomate a insisté sur le durcissement des sanctions, les restrictions existantes ne suffisant pas à contraindre Poutine et son entourage à mettre fin à la guerre contre l’Ukraine. La phrase a été sortie de son contexte et massivement reprise afin de désinformer le public. Borrell a notamment déclaré que Poutine insistait pour que le gaz soit payé en roubles afin de soutenir la monnaie, et que les conséquences de cette décision se feraient sentir prochainement. Autrement dit, J. Borrell n’a pas exprimé son enthousiasme pour les perspectives de l’économie russe ni pour la stabilité du rouble, comme l’affirment les médias russes. En utilisant une thèse sortie de son contexte, le Kremlin fabrique des récits de propagande soulignant que même des responsables politiques étrangers et l’Europe sembleraient reconnaître la force de l’économie russe, qui ne serait pas touchée par les sanctions.

L’incidence et les effets des sanctions imposées à la Fédération de Russie se feront sentir prochainement. En effet, les sanctions contre la Russie ont été instaurées pour une durée indéterminée ; il est donc évident que le pays ne ressent pas immédiatement l’ensemble des répercussions des restrictions imposées. Par exemple, l’Iran vit sous sanctions depuis 40 ans et cherche depuis tout ce temps à les faire lever. Un sort similaire attend manifestement la Fédération de Russie.

Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l’original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.