Dans un entretien accordé à Beijing News, Maksym Chebotarov, coordinateur du programme de partenariat États-Unis–Ukraine au Transatlantic Dialogue Center (TDC), a commenté l’absence de percées autour du prétendu « cessez-le-feu de Noël » et exposé l’importance du plan de paix actualisé en 20 points dans le contexte des négociations en cours entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie.
Chebotarov a relevé que les pourparlers de Miami/Floride, malgré les évaluations publiques positives des parties, qui les ont qualifiés de « productifs et constructifs », n’ont pas créé de valeur ajoutée. Auparavant, des déclarations optimistes avaient été faites par l’envoyé spécial des États-Unis Steve Witkoff, le négociateur en chef de l’Ukraine Rustem Umerov et l’envoyé spécial présidentiel du président russe pour les investissements étrangers et la coopération économique Kirill Dmitriev. Selon Chebotarov, le format actuel des négociations s’apparente davantage à une diplomatie de la navette, Washington faisant office de principal médiateur, tandis qu’un règlement de paix global reste hors de portée.

Selon Chebotarov, le plan de paix publié en 20 points est une version condensée de précédentes propositions américaines et sert actuellement de cadre de base plutôt que d’accord international à part entière. Il a souligné que le document est avant tout de nature conceptuelle et nécessite une élaboration approfondie, notamment en ce qui concerne les mécanismes de mise en œuvre et sa validité juridique.
Chebotarov a également souligné que la nouvelle version du plan ne comporte pas l’obligation d’inscrire juridiquement le renoncement de l’Ukraine à adhérer à l’OTAN. Dans le même temps, des discussions portent sur l’inclusion d’un document distinct — un accord entre la Russie et les États-Unis — stipulant que l’OTAN ne s’élargira plus et n’invitera pas l’Ukraine à la rejoindre. Il a averti que des accords relatifs au déploiement de troupes de l’OTAN sur le territoire ukrainien conclus en dehors d’un consensus plus large de tous les membres de l’OTAN pourraient avoir une légitimité juridique contestable.
Chebotarov a noté que le « plan de paix » constitue un processus de paix global et ne peut donc être considéré comme un accord que si toutes les questions font l’objet d’un accord. Comme le soulignent les négociateurs ukrainiens, « on s’est mis d’accord sur ce sur quoi il fallait de toute façon se mettre d’accord », c’est-à-dire les éléments non controversés tels que la reconnaissance de la souveraineté et la nécessité d’un modèle de sécurité renouvelé pour l’Ukraine. Toutefois, des questions urgentes subsistent, notamment le statut et les modalités pratiques de l’exploitation de la centrale nucléaire de Zaporijjia, l’avenir des avoirs russes gelés, le statut de la langue russe et de l’Église, et bien d’autres. Chebotarov a accordé une attention particulière à la question territoriale, notamment au Donbass, qui demeure un point de désaccord majeur. Il a souligné que les idées d’une éventuelle zone économique franche ou de zones démilitarisées n’ont pas encore de paramètres convenus et ne sauraient être considérées comme une base pour une cessation rapide des hostilités.
Chebotarov estime qu’au vu des informations actuellement diffusées par la partie russe, la Russie est susceptible de continuer à se battre pour les territoires, ce qui pourrait prolonger les négociations et les consultations diplomatiques dans le contexte d’une confrontation militaire persistante. C’est ce que l’on appelle « négocier tout en combattant ».
En conclusion, Chebotarov a observé qu’en l’absence d’accord sur des questions politiques essentielles — principalement le règlement territorial et les garanties de sécurité pour l’Ukraine — l’année 2026 sera très probablement marquée par des négociations cycliques et une diplomatie de la navette plutôt que par un accord de paix global.
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Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l’original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.