La Chine et la Russie prêtes à déstabiliser la situation militaire et politique en Europe

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avril 11, 2022

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La position de la Chine sur la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine est depuis longtemps claire. Elle se reflète dans les déclarations officielles chinoises depuis la fin février. Sa position relève d’une neutralité pragmatique assortie d’un agenda antiaméricain.

En bref, la Chine soutiendra, quoique de manière voilée, tout ce qui va à l’encontre des politiques des États-Unis. De l’extérieur, la Chine et la Russie peuvent sembler être des alliés prêts à marcher côte à côte, mais la guerre en Ukraine et l’isolement de la Russie par l’Occident offrent à la Chine d’immenses possibilités : un levier économique et financier sur la Russie, et un renforcement potentiel de l’influence de Pékin sur Moscou.

Les Chinois n’ont pas besoin d’une Russie puissante qui gagne la guerre. Ce dont ils ont réellement besoin, c’est d’un partenaire subalterne et docile, auquel pourrait être confiée une partie des efforts que la Chine mène elle-même sur son front antioccidental.

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À la fin de la semaine dernière, six avions-cargos Y-20 de l’armée de l’air chinoise ont été aperçus survolant le territoire serbe, puis stationnant à l’aéroport Nikola Tesla de Belgrade. Bien que le ministère serbe de la Défense n’ait pas répondu aux questions des médias sur d’éventuelles livraisons, certains experts estiment que tout porte à croire qu’un accord secret a été signé entre les parties. Or, la Serbie est depuis longtemps une alliée de la Russie.

Il est ensuite apparu que Pékin avait livré secrètement à Belgrade ses systèmes de missiles antiaériens haut de gamme HQ-22. En outre, des aéronefs chinois ont traversé l’espace aérien d’au moins deux alliés de l’OTAN — la Turquie et la Bulgarie — dans ce qui est perçu comme une démonstration de l’influence mondiale croissante de la Chine.

Dans le contexte de l’échec de la prétendue « opération spéciale » russe en Ukraine, Pékin, à la demande de Moscou, arme Belgrade afin d’aggraver le conflit dans d’autres régions, de manière à affaiblir l’Europe et à réduire au minimum l’aide militaire à l’Ukraine. En armant la Serbie, la Russie et la Chine pourraient pousser ce pays des Balkans vers une nouvelle guerre, principalement contre son ancienne province du Kosovo, qui a déclaré son indépendance en 2008.

Pour éviter une fracture de l’Occident, l’OTAN et l’UE devraient accroître leurs livraisons d’armes à Kyiv et surveiller les pays qui ont jusqu’à présent évité d’imposer des sanctions à la Russie et refusé d’aider l’Ukraine, pays qui est aujourd’hui un bastion de la sécurité européenne.

Pékin préfère jouer son jeu dans l’ombre ; par conséquent, dès que l’agression russe en Ukraine aura été jugulée, la Chine mettra provisoirement de côté ses projets de redistribution de l’influence mondiale.

Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l’original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.