Le « scénario coréen »

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mars 28, 2022

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Ayant subi une défaite tactique complète en Ukraine, la Russie est contrainte de reconsidérer ses actions futures sur le front. N’ayant pas réussi à occuper rapidement les principales villes ukrainiennes, comme elle l’avait initialement prévu, les troupes russes renforcent leur présence dans les territoires qu’elles occupent. Contrairement aux précédentes déclarations de Poutine selon lesquelles « la Russie ne prévoit pas de s’emparer du territoire ukrainien », les actions des troupes russes relèvent d’une occupation classique, avec l’intégration économique, politique et démographique progressive des territoires occupés dans la Fédération de Russie.


La Russie se trouve sous une pression politique et économique sans précédent ; son armée est mal équipée et ne dispose d’aucune réelle capacité de manœuvre au sol. Dans de telles circonstances, le Kremlin pourrait abandonner ses projets de s’emparer davantage de territoires ukrainiens, mais tenterait de conserver les territoires déjà capturés.
Poutine pourrait tenter d’unir les territoires occupés des régions de Kherson et de Zaporijjia au territoire des prétendues républiques de la RPD/RPL. Il s’agirait d’une sorte de prototype du « scénario coréen », aux fins d’une division artificielle de l’Ukraine. Théoriquement, cela constituerait la consolidation de territoires de facto contrôlés par la Russie et l’occasion de faire une pause tactique avant une nouvelle offensive. À grande échelle, la mise en œuvre d’un tel projet est impossible. Les occupants se heurtent au rejet total et à la résistance des habitants. En outre, d’un point de vue sociopolitique, unir Kherson à la RPD/RPL relève de la pure utopie. Outre d’énormes pertes financières, la Russie se retrouverait avec une résistance partisane à l’arrière et s’enliserait dans une guerre asymétrique, où la partie disposant de plus de ressources a peu de chances de l’emporter.


Le « scénario coréen » est également irréaliste, car les territoires ukrainiens actuellement contrôlés par la Russie ne sont que de petits fragments dispersés le long d’une ligne de front de 1,800 kilomètres. Il ne s’agit souvent que de routes sur lesquelles les convois russes se déplacent de façon chaotique et dont les limites changent constamment au gré des hostilités. Par conséquent, le concept d’une division de l’Ukraine passant par la prise des régions du sud et de l’est est impossible d’un point de vue purement technique. La Russie contrôle des zones relativement petites dans le nord, l’est et le sud de l’Ukraine. À l’heure actuelle, il est tout simplement physiquement impossible de les réunir.
La Russie est au bord d’un défaut de paiement imminent. Tout territoire supplémentaire intégré à son ensemble constitue un fardeau financier et économique. Il est déjà question d’un possible gel des dépôts bancaires des Russes. Subventionner l’Ukraine serait une mesure extrêmement impopulaire et coûteuse pour le trésor russe.

Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l’original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.