Une délégation espagnole rencontre la représentation du président de l’Ukraine en République autonome de Crimée

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février 7, 2025

Le 7 février, la représentante permanente du président de l’Ukraine en République autonome de Crimée, Olha Kuryshko, a rencontré des experts espagnols en sécurité et en stratégie afin de discuter de la situation dans la Crimée temporairement occupée, de la stratégie de l’Ukraine pour sa désoccupation et sa réintégration, ainsi que des violations systématiques des droits humains perpétrées par les autorités d’occupation russes.

Cette visite a été organisée avec le soutien de l’UE et de la Fondation internationale Renaissance dans le cadre de l’initiative conjointe Renaissance européenne de l’Ukraine.

La rencontre a réuni des représentants clés de l’Ukraine et de l’Espagne, dont le représentant permanent adjoint Denys Chystikov, la directrice du service de soutien à la Plateforme de Crimée Anna Sytnikova, ainsi que d’éminents experts espagnols tels que Victor Mario Bados Nieto, directeur de l’Institut espagnol d’études stratégiques (IEEE), Ignacio Fuente Cobo, analyste principal à l’IEEE, Manuel José Gazapo Lapayese, directeur des relations institutionnelles à UNIVERSAE et directeur de l’Observatoire de la sécurité internationale, Amín Lejarza de Bilbao Essalhi, responsable de la section jeunesse d’Eurodefense Espagne, et Alina Rohach, représentante de TDC.

Au cours de la discussion, Olha Kuryshko a présenté les activités de la représentation, mettant en lumière les efforts continus déployés pour préparer la réintégration de la Crimée à l’Ukraine. Elle a exposé les principales priorités de l’État ukrainien après la désoccupation, notamment le rétablissement d’une administration ukrainienne légitime, la constitution d’une réserve de personnel formé pour les fonctions administratives et la résolution des complexités juridiques liées aux documents délivrés sous le régime d’occupation. Olha Kuryshko a souligné que ces mesures sont cruciales pour assurer la stabilité institutionnelle, juridique et sociale en Crimée une fois celle-ci rétablie sous le contrôle ukrainien.

Une part importante de la réunion a été consacrée aux atteintes croissantes aux droits humains dans le territoire occupé. Olha Kuryshko a souligné l’ampleur alarmante de la répression exercée par les autorités d’occupation russes, précisant qu’au 3 février 2025, au moins 218 citoyens ukrainiens, dont 132 Tatars de Crimée, restaient détenus illégalement. Ces personnes font l’objet d’accusations fabriquées de « terrorisme », d’« extrémisme » et de « trahison », tactiques utilisées pour intimider et réprimer toute forme de résistance à l’occupation. Illustrant davantage l’ampleur de l’oppression russe, Anna Sytnikova a relevé que le régime d’occupation recourt non seulement aux poursuites pénales, mais aussi aux sanctions administratives pour réduire au silence les voix dissidentes.

Outre les persécutions judiciaires, Olha Kuryshko a abordé la transformation démographique imposée par la Russie à la région depuis l’occupation de 2014. Jusqu’en 2014, la Crimée comptait environ deux millions d’habitants. Depuis lors, de nombreux Ukrainiens et Tatars de Crimée ont été contraints de fuir en raison des persécutions, tandis que la Russie a illégalement réinstallé plus d’un million de ses propres citoyens dans la péninsule. Cette politique calculée de colonisation ne relève pas simplement de la migration illégale : elle constitue une tentative systématique d’effacer l’identité ukrainienne de la Crimée et de consolider le contrôle russe.

La délégation espagnole a exprimé sa profonde préoccupation face à ces évolutions et manifesté un vif intérêt pour les projets de l’Ukraine en matière de désoccupation. Les discussions ont porté sur des stratégies pour contrer la désinformation russe, répondre à la situation humanitaire et relever les défis associés à la réintégration de la Crimée. Les représentants espagnols ont réaffirmé le soutien de leur pays à l’Ukraine et à sa souveraineté sur la Crimée, soulignant que la communauté internationale doit rester mobilisée pour que la Russie réponde de ses violations du droit international.

Ce texte a été traduit automatiquement à partir de l’original anglais, qui reste accessible en passant le site en anglais.